jeudi, octobre 12, 2006

Affaire Redeker

La solidarité à l’égard de la liberté d’expression ne saurait être la connivence à l’égard des expressions libres.


Par Monsieur Ory André Lipkowicz, Professeur de Philosophie aux Lycées Lucien de Hirsch et EBTP, chargé d’enseignement à Paris I.



En réponse à la question polémique d’actualité : a-t-on le droit de critiquer l’Islam ? La seule réponse admise est : oui ! Toutefois, depuis quand le verbe critiquer issu du grec ancien signifiant examiner avec rigueur et finesse veut-il dire simplifier, globaliser, falsifier ?

Au sujet de l’article de Monsieur Robert Redeker publié dans le Figaro du 19 septembre 2006, nous entendons de nombreux hommes politiques et intellectuels s’indigner des menaces de mort formulées par des groupes islamistes à l’encontre du professeur de philosophie. Dominique de Villepin, Alain Finkielkraut, Luc Ferry et Jacques Julliard parmi d’autres ont affirmé que la liberté d’expression était scandaleusement mise en cause sans vraiment porter de regard critique nécessaire et détaillé sur les propos de Monsieur Redeker.
Or, il me paraît important de distinguer deux phénomènes : d’une part, les affirmations erronées et véhémentes d’un professeur de philosophie qui semble avoir oublié le principe de Sophia c’est-à-dire de sagesse et de connaissance véritable qu’implique normalement sa discipline, d’autre part, l’inadmissible, la choquante, la scandaleuse menace islamiste qui pèse sur l’homme Redeker.
Nous pourrions fort bien nous indigner, en des proportions qualitativement et quantitativement distinctes, de ces deux phénomènes sans justement que l’un puisse insidieusement profiter à l’autre. Sinon c’est la confusion des genres qui s’imposera à vouloir indexer l’un à l’autre des deux sujets qui nous occupent.

Au nom de la liberté d’expression, je voudrais pouvoir, ici, dire librement à quel point je suis choqué par les dires insultants de Monsieur Redeker sur l’Islam. Ce n’est pas, en effet, parce qu’on le menace qu’il faudrait s’interdire la liberté d’expression consistant à critiquer un contenu sophiacide (c'est-à-dire destructeur de Sagesse et de Savoir) exposé par un professeur ne respectant plus les chemins complexes et subtils qu’aurait dû lui faire prendre sa discipline : la Philéin Sophia, traduisible aussi par : aspiration à la Connaissance juste.
Emporté, sans doute, par une probable fatigue et crainte compréhensible à l’égard des violences islamistes dans le monde, dans l’histoire et surtout dans l’actualité, Robert Redeker vient de confondre l’Islam avec ses dérives effroyablement fanatiques tant dogmatiquement qu’au travers d’actes plus souvent terroristes que de résistance. Légitimement outragé par le danger du totalitarisme islamiste, il se met à asséner, dans son article, des contrevérités générales habilement mêlées à quelques vérités partielles, donnant alors aux ignorants de la question islamique l’impression que ses propos sont fiables en ce que l’Islam serait l’œuvre d’un psychopathe ou d’un tacticien sans moralité soit sans le moindre scrupule.

Etudions brièvement quelques passages de cet article dans lequel Monsieur Robert Redeker affirme que :

« Mahomet était un chef de guerre impitoyable ». Il est vrai est qu’il était chef de guerre mais quant à son « impitoyabilité » il faudrait nuancer le propos en affirmant qu’à l’égard de ses adversaires armés, il se montrait sans concession, alors que dans le même temps, vis-à-vis des civils non armés, il faisait le plus souvent preuve d’honneur et de clémence.
Soit qu’il n’était pas mauvais homme, soit que stratégiquement son principal intérêt était de rendre l’Islam plus séduisante qu’effrayante afin de susciter la conversion, de gré, du plus grand nombre.
Son « impitoyabilité » est d’autant plus incertaine qu’il fut le premier à rédiger à Yathrib un pacte-constitution régissant les relations entre les différentes communautés religieuses (notamment les deux tribus arabes et les trois tribus juives) qui habitaient la ville, garantissant de facto à tous les citoyens une relative liberté de conscience !

« Mahomet pillard » ? Rappelons que le pillage est considéré tel du vol violent et que toute forme de vol est expressément interdite dans tous les monothéismes, message possiblement divin délivré clairement par Moïse, Jésus et Mahomet. Il est bien probable que parmi les troupes du prophète, certains soldats enivrés de violence s’adonnaient aux pillages et aux viols autant que leurs adversaires. Mais ces mahométans passaient outre l’interdit islamique du vol et du viol, soit parce qu’ils n’avaient pas reçu les ordres mal communiqués du sommet à la base par de nobles chefs, soit parce que malgré les ordres, les pulsions et l’alcool (plus tard interdit) l’emportaient sur le code de l’honneur comme ce fut malheureusement le cas dans la plupart des armées du monde politique ou religieux à travers l’Histoire.

« Massacreur de juifs » ? Il est vrai qu’après une période d’entente entre Mahomet et les juifs de Médine, l’extension de l’Islam dans la péninsule arabique se confronta à l’obstacle politique, commercial et religieux des tribus juives du nord dont les Qurayza et des tribus juives du sud, au Yémen, celles descendantes, par exemple, du roi juif Ibn Yûsuf. La guerre fut inévitable et par conséquent de nombreux juifs furent tués y compris des civils. Cela dit, Mahomet ne fit pas des juifs son obsession macabre, encore moins les femmes et les enfants. Les Païens de toutes catégories (des animistes aux polythéistes) étaient ses principaux ennemis et Mahomet n’était pas, selon la formule de Redeker, le « massacreur de juifs ». D’ailleurs, sans mauvais esprit à l’adresse de nos amis catholiques, il faut, tout de même, rappeler qu’à travers l’Histoire, les plus grands massacreurs de juifs par anti-judaïsme religieux appartenaient à un catholicisme accusant durant des siècles les juifs de déicide. En quantité et en intensité de souffrances infligées aux juifs, ces catholiques des siècles passés furent plus terriblement enthousiastes et efficaces que l’Islam ne le fut dans la même période.

« Polygame » ? Certes, Mahomet l’était ! Mais Monsieur Redeker le clame profondément choqué puisqu’il dit : « massacreur de juifs et polygame. » dans la même phrase. Il n’y a pas de lien de cause à effet ou d’inhérence entre être « massacreur de juifs » et « polygame ». Je voudrais remémorer à mon collègue de formation philosophique que la polygamie se pratiquait dans toute la région, chez les juifs, chez les musulmans, chez les païens avec en prime une coutume affichée de la polygynie chez les chrétiens d’Arabie. Pourquoi alors insister insidieusement sur le scandale d’un Mahomet polygame (qui après le décès de Khadîjah, épouse la veuve Saouda, puis Aïcha fille d'Abu Bakr et prend, en 627, pour concubine Rayhana une juive, puis Myriam en 629 une chrétienne. La même année, il se marie avec Saffiya une juive, en accord avec les règles de mariage de l'islam).

« Le Coran est un livre d’inouïe violence ». S’il est vrai que des sourates portent en elles une véhémence certaine, ce qui peut nous faire dire que le message coranique ou que la Shari’a elle-même ne sauraient être des exemples de pacifisme, il en est de même dans certains passages de la Torah soit de l’Ancien Testament sur lequel, en plus du Judaïsme se fonde le protestantisme. Le Coran n’est pas le seul texte sacré a comporter de la violence de façon soit descriptive soit incitative. Les Evangiles constituent, certes, un corpus bien moins violent, ce qui n’a pas empêché l’Eglise Catholique par la main et la voix de nombreux de ses Papes et monarques de pratiquer l’endoctrinement et les crimes tant lors de sa période d’expansion qu’à l’époque de son apogée.


A mon sens, le tort du professeur Redeker est d’avoir voulu stigmatiser un Islam consubstantiellement violent à la différence de l’opinion qu’il se fait des autres monothéismes. Nous pourrions oser la déduction que ce n’est pas seulement à la violence du texte fondateur que l’on mesure l’agressivité d’une religion, mais surtout à son degré politique de prosélytisme. C’est ce critère qui détermine l’aspect potentiellement criminogène d’une doctrine.

Cette accusation et condamnation partiallement et entièrement focalisé contre l’Islam relève d’une malhonnêteté intellectuelle et déontologique dont le philosophe, « l’ami de la sagesse » ne saurait, en principe, faire preuve.

Ceci démontre que l’érudit n’est pas nécessairement cultivé et qu’une érudition globale sans une connaissance approfondie et nuancée soutient l’opinion vulgaire c'est-à-dire la Doxa selon Platon, au détriment d’une réflexion intelligente nommée ici Philéin Sophia.

J’aurais été pleinement d’accord avec Monsieur Redeker s’il avait été question de fustiger l’islamisme et ses conséquences inévitablement meurtrières. Criminalité dont font preuve les totalitaires qui le menacent et qu’il faut combattre de façon peut-être impitoyable. Mais la liberté d’expression qui m’est si chère ne devait pas lui donner le droit d’insulter Mahomet en personne et, avec lui, l’ensemble culturellement, politiquement, ethniquement, géographiquement et historiquement très diversifié du monde musulman et de ses centaines de millions d’individus qui, ce mois-ci, célèbrent le Ramadan, sans inimitié à l’égard des non musulmans de la planète. En prime, nous ne devrions omettre que de nombreux musulmans traditionnels sont les premières victimes morales et physiques des fascistes islamistes actifs qui torpillent ainsi les fêtes et autres commémorations propres au calendrier musulman.
Une minorité agissante, féroce, assoiffée de pouvoir et de sang réussit malheureusement à rendre paranoïaque des gens de qualité morale et intellectuelle a priori. Il me semble que Monsieur Redeker est l’une de ces victimes.

Certains politiciens et intellectuels comparent Robert Redeker à Salman Rushdie. Or, le seul point de comparaison tristement et objectivement possible est la menace islamiste à leur encontre. En dehors de ce seul point, je pense qu’il est trop élogieux de comparer les propos grossiers de Monsieur Redeker à la véritable étude bien plus fine, mieux référencée et documentée de l’intellectuel d’origine perso-musulmane Salman Rushdie.

Par un souci de discernement conceptuel, il me faut ajouter que la liberté d’expression ne saurait être l’expression libre ! Est-on un Homme libre lorsque l’on s’exprime sous l’esclavage de sa paranoïa, de sa névrose et des islamistes qui ont contribué à leur genèse dans le psychisme d’un professionnel de la philosophie ?
L’expression libre des amalgames, des opinions, de la peur, ne devrait guère être confondue avec la Liberté automaîtrisée, autonome, intellectuellement et psychiquement saine, de la pensée claire et distincte selon la définition qu’en donna Descartes dans Le Discours de la Méthode. Doivent alors triompher de l’opinion, l’avis, la raison, qui forment contre le délire « folie-sophique » la réflexion philosophique ! En effet, Messieurs De Villepin, Finkielkraut, Ferry et Julliard, notamment, sont à juste titre si choqués par les menaces islamistes pesant sur un citoyen, sur un être humain, qu’ils déclarent défendre contre elles la liberté d’expression, expression en réalité galvaudée et inconsciemment confondue séant avec l’excessive expression libre trop affectée.
Faudra-t-il demain autoriser chacun, intellectuel ou non de son statut socioprofessionnel, à dire ce qu’il veut, quand, où et à qui il le veut ; d’exprimer des inepties et des contrevérités historiques, politiques ou autres sur les individus et les peuples ?


Pourquoi se choquer si, sur la base de vérités partielles, l’on voudrait fabriquer artificiellement et habilement des prétendues vérités totales qui ne seraient en réalité que de fallacieuses opinions sur, par exemple, les juifs, les arméniens, les chrétiens, les athées, etc. Pour nous en défendre, en tant qu’amoureux des libertés, nous devrions nous montrer des plus exemplaires sur le plan méthodologique et éthique lorsque nous exprimons nos avis.


J’entends de nombreux intellectuels défendre la tradition notamment Voltairienne et, à travers elle, le combat à mener contre les fanatismes religieux et même en général le droit et le devoir de la liberté d’expression. Mais Voltaire lui-même n’était pas exempt de quelques points de vue rudimentaires ou gravement et dangereusement erronés au cœur-même de sa belle intelligence. Avant le brillant et nécessaire Voltaire, Montesquieu avait écrit les Lettres Persanes dont nous pourrions nous inspirer. Puis après Voltaire, Kant dans Réponse à la Question : qu’est-ce que l’Accès aux Lumières détailla puissamment les fondements éthiques de la liberté d’expression qu’il ne confondait pas avec n’importe quelle expression libre aboutissant à la dangereuse anarchie des opinions rudimentaires y compris celles élégamment exprimées.

Certes, je rends moi-même hommage à Voltaire dans mes cours mais n’oublie pas ses prédécesseurs, ses successeurs et même ses contradicteurs, pour en conclure que la liberté d’expression ne doit jamais être limitée, encore moins entravée, de façon exogène par des menaces ou autres moyens dissuasifs. Cependant, pour rester noble et fer de lance de la vie démocratique, la liberté d’expression doit savoir se limiter de l’intérieur, non pas au sens de se terminer mais de se pondérer afin que sa finalité demeure déontologiquement et moralement le souci de vérités possibles et raisonnables.

Si nous ne voulons pas voir la liberté d’expression devenir un enjeu instrumental ou une arme modale de la sophistique, le meilleur moyen de la défendre est d’oser la critiquer de façon endogène pour l’élever avant que des défenseurs de l’expression libre notamment les prononciateurs de menaces et de fatwas ne veuillent l’exterminer en s’appuyant malicieusement et perversement sur des propos trop librement maladroits.

Je suis donc solidaire de l’homme Robert Redeker, de l’intellectuel potentiellement brillant qu’il a su et saura être à nouveau, de mon concitoyen contre l’infamie qui s’est abattue sur lui. Toutefois, j’insiste sur le fait de ne pouvoir me montrer solidaire des propos qu’il a tenus dans le Figaro. En tant, moi aussi, que défenseur et protecteur quotidien de la liberté d’expression, je ne peux confondre les deux phénomènes comme ont tendance à le faire quelques hommes politiques et intellectuels qui voudraient culpabiliser des personnes a priori libres de penser différemment d’eux au sujet de Robert Redeker et de la notion complexe de liberté d’expression. La « défaite de la pensée » advient quand le relativisme subjectiviste des opinions l’emporte sur l’herméneutique et la recherche patiente des savoirs. Les menaces ne doivent guère empêcher ou se substituer à la tenue du débat ouvert et ardu sur les limites internes de la liberté d’expression.
Justement, la communauté intellectuelle n’implique pas le communautarisme intellectuel.



Ory André Lipkowicz.

lundi, mai 22, 2006

Présentation

Morceaux choisis de mon parcours ...

Formation

2001
Capes interne Privé de Philosophie (CAER).
Classement au 10ème rang, toutes académies nationales confondues.

1995
Diplôme d’Etude Approfondie (D.E.A) de Philosophie des Sciences. Mention « bien ». Mémoire : «Du corps à l’Ame, le Temps et la Conscience : réflexions épistémologiques et métaphysiques sur les niveaux de conscience lors d’une expérience de proximité de la mort (EPM)».
-Etudes à l’Ecole Normale Supérieure (ENS – ULM) sous la direction de Madame le Professeur Anne Fagot-Largeault de l’Académie des Sciences & du Collège de France et de Monsieur le Professeur Bertrand Saint-Sernin;
-Etudes à l'École Polytechnique au Centre de Recherche en Épistémologie Appliquée (CREA) sous la direction Monsieur le Professeur Daniel Andler ;
-Université de Nanterre Paris X, sous la direction de Monsieur le Professeur Igor Reznikoff.

1994
Maîtrise de Philosophie des Sciences. Mention « très bien » & « Félicitations du Jury ». Mémoire : «La Conscience du Temps et la Question des Origines du Temps».
-Coopération avec l’Ecole Normale Supérieure (ENS – ULM) sous la direction de Madame le Professeur Anne Fagot-Largeault de l’Académie des Sciences & du Collège de France ;
-Université de Nanterre Paris X, sous la direction de Monsieur le Professeur Igor Reznikoff.

1993
Licence de Philosophie, Université de Nanterre Paris X.

1990-1992
INALCO : Diplôme Universitaire de Langue & Civilisation Orientale en Chinois.

1990-1992
Centre de Préparation aux Echanges Internationaux (CPEI), Université Paris Dauphine.

1988
Baccalauréat A2/L (Lettres, Philosophie, Langues), Mention « assez bien », Lycée Condorcet - (75009).

Enseignement secondaire

Lycées privés sous contrat :

  • Lucien de Hirsch. Paris (75) – 2000-2007
  • EBTP (94) - 2006-2007
  • Merkaz Hatorah. Gagny (93) et Le Raincy (93) – 1997-2006
  • Ozar Hatorah & Torat Emet. Sarcelles (95) –1996-2006
  • O.R.T. Villiers-le-Bel (95) – 1995-1997

Lycée public :

  • Jean Lurçat – Structure du Temps Choisi. Paris (75) - 1997-2007

Enseignement Supérieur/Colloques/Conférences

- Chargé d'enseignement - Philosophie - Université Paris I La Sorbonne (2006/2007).

- Préparation privée aux épreuves de Philosophie de l’entrée en HEC ainsi qu’à l’Ecole Normale Supérieure (sections Lettres et Philosophie).

- Cycle de conférences intitulé : «L’Histoire entre subjectivisme coupable et objectivation rédemptrice». Université de Kassel (Allemagne). Département des Sciences Humaines. 1995

- Forum sur le Racisme et l’Antisémitisme. Lycée public Jean Lurçat (Paris 13ème). Intervention : «Conséquences sociales de la dérive sémantique des commentaires d’actualité sur les conflits du Proche-Orient». 2003

- Colloque sur la Transmission d’une Citoyenneté Engagée à l’Ecole.
Palais du Luxembourg – Le Sénat Français. Interventions : «Enseigner et transmettre la « Shoah » non uniquement comme une spécificité juive mais telle une catastrophe anthropologique trans-historique». 2002

- Association PHILIA pour une philosophie critique de l’actualité sociopolitique et économique. Interventions :
-- «La tourmente du XXème siècle européen commence à Sarajevo en 1914 et s’achève étrangement à Sarajevo en 1998».
-- «Le Libéralisme économique d’Adam Smith ainsi que les conceptions utilitaristes anglo-saxonnes du XIXème siècle ne sont-ils point paradoxalement trahis par un certain Néolibéralisme en fin du XXème siècle ?».
-- «Des conséquences fâcheuses d’une lutte politique affective et affectée, en démocratie, contre les partis politiques extrémistes».

Langues

Maîtrisées : Anglais, Allemand.
Notions approfondies : Hébreu, Suédois, Serbo-Croate.
Notions : Chinois, Russe, Danois, Néerlandais -- Latin, Grec ancien.

Divers

Voyages d’études et touristiques : Allemagne, Autriche, Australie, Belgique, Bosnie Herzégovine, Croatie, Egypte, Espagne, Etats-Unis, Grande Bretagne, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République Tchèque, Suède, Suisse, Serbie.
Sport : Judo (ceinture noire).
Intérêts : Arts, Histoire, Climatologie, Géographie physique, Histoire de la stratégie militaire.